Les dyslipidémies

Les dyslipidémies

Anomalies de concentration en graisses dans le sang, les dyslipidémies et tout particulièrement l’hypercholestérolémie sont omniprésentes dans la population mondiale.
Bouchant progressivement les artères, elles participent au développement de nombreuses pathologies cardiovasculaires.
Leur prise en charge, préventive ou curative, repose sur des modifications comportementales, complétées si nécessaires par des traitements pharmacologiques.

 

Troubles lipidiques omniprésents

Les dyslipidémies sont des anomalies de concentration en lipides sériques, caractérisées par une élévation du taux de « mauvais » cholestérol (hypercholestérolémie LDL-c), de triglycérides (hypertriglycéridémie) ou des deux (hyperlipidémie mixte). Un faible taux de « bon » cholestérol (HDL-c) peut également se rencontrer.

Chiffres clés

France

1/2

adulte présente une dyslipidémie. Selon l’OMS : 62 %, contre 53,7 % pour l’Europe et 47,7 % pour les États-Unis.

(données 2008)

Morbidité

2,6

millions de morts

Années de vie

29,7

millions d’années de vie en bonne santé perdues.

Causes variables mais mode de vie prépondérant

Certaines dyslipidémies, dites primaires, peuvent être liées à des mutations génétiques provoquant un dérèglement dans la production et/ou l’élimination des triglycérides, LDL-c ou HDL-c.
La majorité des dyslipidémies est cependant liée à des facteurs extérieurs : un style de vie sédentaire couplé à un apport alimentaire excessif en graisses saturées, en cholestérol et en acides gras trans. Les personnes en surpoids ou obèses sont donc les premières touchées par ces troubles.
D’autres facteurs extrinsèques peuvent également intervenir, comme une pathologie (diabète, atteinte rénale, hépatique ou thyroïdienne, …) ou un traitement (contraceptif oral, bêta bloquant, glucocorticoïde, …).

 

Risque cardiovasculaire asymptomatique

Les dyslipidémies entraînent des dépôts graisseux sur les parois des artères (plaques d’athérome), qui finissent par rétrécir les conduits, voire former des bouchons. Une athérosclérose qui peut mener à divers troubles cardiovasculaires : syndromes coronariens aigus, accidents vasculaires cérébraux (AVC), accidents ischémiques transitoires (AIT) ou encore maladie artérielle périphérique.
Il n’existe pas de symptôme visible de dyslipidémie, si bien que les manifestations physiques n’apparaissent qu’une fois les artères atteintes, requérant une prise en charge rapide.

 

Dépistage précoce

Les problèmes de cholestérol étant fréquents, la réalisation de bilans biologiques réguliers est conseillée aux personnes exposées (malades ou en surcharge pondérale).
En l’absence de facteurs de risque cardiovasculaire, le cholestérol total doit être inférieur à 2 g/L, le HDL-c supérieur à 0,40 g/L, le LDL-c inférieur à 1,60 g/L et les triglycérides inférieurs à 1,50 g/L. En cas de risque cardiovasculaire, l’objectif thérapeutique détermine le niveau maximal de LDL-c attendu (1,30 g/L, voire moins).

 

Prévenir et traiter les dyslipidémies

L’objectif central de la prise en charge des dyslipidémies est l’abaissement des taux de LDL-c ou de triglycérides. Il convient donc de jouer sur les principaux facteurs de risque, en changeant d’alimentation, en perdant du poids et en pratiquant de l’exercice physique.
Un traitement médical, prescrit par un professionnel de santé, peut également participer à normaliser les taux de lipides circulants, soit directement dans le cas de dyslipidémie primitive, soit par le traitement de la cause, dans les dyslipidémies secondaires.

Sources : HAS; OMS #1; OMS #2; InVS; Manuel MSD