Diabète de type 2 / Prédiabète

Diabète de type 2 / Prédiabète

Le diabète de type 2 est une hyperglycémie chronique, liée principalement au surpoids et à la sédentarité.
En progression constante dans la population mondiale, la maladie expose à des complications graves au niveau du cœur, des vaisseaux sanguins, des yeux, des reins et des nerfs.
Sa prévention intervient au stade du prédiabète et repose aujourd’hui sur des mesures hygiéno-diététiques. Son traitement demande également une modification du mode de vie, accompagnée de traitements pharmacologiques plus importants à mesure que la maladie évolue.

 

Hyperglycémie liée au mode de vie

Maladie chronique, le diabète de type 2 résulte d’une mauvaise utilisation ou d’une production insuffisante d’insuline par l’organisme. Hormone sécrétée au niveau du pancréas, l’insuline normalise théoriquement la concentration de sucre dans le sang, si bien que les patients diabétiques sont exposés à un risque d’hyperglycémie (taux de glucose trop élevé).
Contrairement au diabète de type 1, d’origine génétique, le diabète de type 2 est principalement lié au mode de vie. Surpoids et sédentarité font le lit d’une pathologie qui apparaît généralement à partir de 40-45 ans, mais commence également à toucher les adolescents et les jeunes adultes.

 

Pandémie diabétique

Plus de 8,5% de la population adulte souffre de diabète (10 % de type 1, 90 % de type 2), cause directe de 1,6 million de décès annuels. Et l’épidémie se propage : l’OMS prévoit plus de 592 millions de personnes atteintes en 2035, contre 425 millions actuellement (données 2015).
En France, plus de 3,7 millions de personnes sont traitées pour un diabète, dont le taux de croissance avoisine les 3 % annuels.
À noter : le nombre de cas augmente plus rapidement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, du fait d’une hygiène de vie inadaptée.

 

Maladie asymptomatique aux complications sévères et souvent irréversibles

Asymptomatique, le développement d’un diabète de type 2 peut passer inaperçu. La maladie est découverte tardivement et par hasard, à la suite d’un examen biologique ou de l’apparition de complications. Une concentration accrue de glucose dans le sang conduit en effet à des atteintes organiques qui peuvent se traduire par des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux, une cécité, des ulcères des pieds avec risques d’amputation, des troubles de l’érection ou une insuffisance rénale.

 

Traitements progressifs

Une fois diagnostiqué, le diabète de type 2 est dans un premier temps pris en charge au moyen de mesures hygiéno-diététiques visant à perdre du poids et restreindre l’apport de sucres et de graisses : alimentation équilibrée et exercice physique.
En seconde intention, la prescription médicale d’antidiabétiques oraux participe au contrôle de la glycémie. Si la maladie continue à progresser sous traitement, le passage à des injections d’insuline constitue la meilleure option pour parer aux carences.
Le diabète de type 2 est complexe à contrôler une fois installé mais il est possible de le prévenir, en intervenant dès la phase de prédiabète.

Prédiabète : la seconde épidémie

Un diabète de type 2 est toujours précédé d’une longue phase (5 à 10 ans selon les études) dite de « prédiabète ». La glycémie est plus élevée que la normale, mais n’atteint pas encore un seuil pathologique. Le prédiabète est facilement détectable, par une analyse sanguine. Comme le diabète type 2, c’est une épidémie à l’échelle planétaire.

Dans le monde

500

millions de personnes seraient prédiabétiques.

états-Unis

86

millions de personnes seraient prédiabétiques.

Europe

82

millions de personnes, au moins, seraient prédiabétiques.

France

1,5

million de cas, mais avec une sous-évaluation probable liée au manque de dépistage, pourtant aisé à réaliser via une analyse sanguine.

Le prédiabète : un trouble réversible, clé de la prévention du diabète

Le prédiabète a pour caractéristique d’être réversible, pour peu qu’il soit efficacement pris en charge, avec l’instauration d’actions correctives à long terme. Les principales mesures correspondent à des modifications du mode de vie, de façon à éviter ou réduire la surcharge pondérale. Régime équilibré, comportement alimentaire sain (3 repas par jour, sans grignotage), exercice physique régulier et arrêt du tabac pour les fumeurs sont les piliers d’une bonne condition physique, qui limite les risques de développer une hyperglycémie. Une prévention indispensable quand on sait que plus de 70 % des prédiabètes non traités évoluent vers un diabète de type 2.

Sources: WHO (who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/diabetes); Invs (invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Diabete); Centre européen d’étude du diabète (ceed-diabete.org/fr/le-diabete/les-chiffres/ ); Fédération des diabétiques (federationdesdiabetiques.org); IDF (Diabetes Atlas, 2013-2015); Ismail-Beigi F.,  N Engl J Med, 2012; Tabak AG et al., The Lancet, 2012; HAS (has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-02/reco2clics__diabete_type_2.pdf