Hypertension artérielle (HTA)

Hypertension artérielle

Enjeu majeur de santé publique, l’hypertension artérielle touche plus de 30 % de la population adulte mondiale. Maladie silencieuse aux causes multiples (tabagisme, alimentation, sédentarité, etc.), elle fait le lit de pathologies cardiovasculaires, rénales, cérébrales et ophtalmiques. Une bonne hygiène de vie et un suivi médical régulier assurent une prévention efficace. Sa prise en charge s’articule autour d’une amélioration du mode de vie et de traitements antihypertenseurs.

Souvent appelée « tueuse silencieuse », l’hypertension artérielle (HTA) correspond à une augmentation anormale des 2 variables de la pression sanguine :

  • la pression artérielle systolique (PAS), chiffre le plus élevé, mesurée lorsque le cœur se contracte,
  • la pression artérielle diastolique (PAD), chiffre le plus bas, mesurée lorsque le cœur se relâche.

L’hypertension est définie dans le monde entier par des valeurs supérieures ou égales à 140/90 millimètres de mercure (les médecins parlent plus volontiers de 14/9 cmHg), à l’exception des États-Unis, où le seuil a été récemment abaissé à 130/80 mmHg. Chez les personnes qui présentent un syndrome métabolique, l’hypertension est établie à partir de 130/80 mmHg (voir ci-après). Dans tous les cas, plus les chiffres sont élevés, plus l’hypertension est sévère et le risque grand pour la santé.

 

Le monde sous (hyper)tension

En moins de 45 ans, le nombre de personnes hypertendues est passé de 594 millions à plus de 1,1 milliard, soit une moyenne de 59,3 millions de nouveaux cas chaque année. En France, l’hypertension artérielle touche plus de 11 millions de personnes : près d’un adulte sur trois et d’une personne âgée de plus de 65 ans sur deux. Les autorités de santé estiment de surcroît que 3 à 4 millions de français ignorent qu’ils sont hypertendus.

 

D’importantes répercussions sur tout l’organisme

Plus la pression artérielle est forte, plus le risque d’endommager le cœur et les vaisseaux sanguins est élevé. L’hypertension est ainsi responsable de plus d’un tiers des accidents cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC, etc.) et de la mortalité qui y est liée, soit 7 millions de décès par an dans le monde. Par son impact sur la circulation sanguine dans les reins, les yeux et le cerveau, l’hypertension peut également être à l’origine d’une insuffisance rénale, d’une cécité ou d’une déficience cognitive.

 

Pas de symptôme précis, mais des facteurs de risque modifiables bien identifiés

Les premiers stades de l’hypertension ne provoquent pas de symptômes caractéristiques. Sa découverte est généralement fortuite, lors d’une consultation médicale généraliste. De nombreux facteurs de risque participent en revanche à accentuer son développement ou sa gravité. Certains sont atténuables : les dyslipidémies, le surpoids, le stress, la sédentarité, le tabagisme, la surconsommation de sel et d’alcool. D’autres facteurs sont en revanche immuables, comme l’âge (> 50 ans chez l’homme, > 60 ans chez la femme), les facteurs génétiques ou les maladies chroniques.

 

Prévention et lutte : adopter avant tout un bon mode de vie

Une adaptation des modes de vie est prépondérante pour lutter activement contre l’hypertension artérielle. Principaux objectifs : maigrir en cas de surcharge pondérale, maîtriser sa consommation d’alcool (1 verre par jour) et l‘apport en sel (< 5 grammes par jour), arrêter le tabac et pratiquer un exercice physique régulier (idéalement > 30 minutes par jour).

Autre aspect incontournable de la réduction du risque d’hypertension : le contrôle des paramètres glucidiques (diabète) et lipidiques (hypercholestérolémie) au moyen de régimes alimentaires adaptés et, si besoin, d’un traitement médicamenteux.

 

Un élément clé du syndrome métabolique

Le syndrome métabolique regroupe divers troubles qui augmentent la probabilité de développer une maladie cardiaque, un diabète, un AVC ou d’autres problèmes de santé. Au nombre de 5, ces facteurs de risque sont : un faible taux de « bon » cholestérol (HDL cholestérol), une hyperglycémie, des triglycérides élevés, un embonpoint abdominal et… une hypertension artérielle, établie dans ce cas à partir du seuil de 130/80 mmHg. L’hypertension doit alors être prise en charge de façon concomitante à la gestion des autres déséquilibres métaboliques chez les personnes concernées.

 

Sources : OMS (www.who.int/features/qa/82/fr/ ; www.who.int/gho/ncd/risk_factors/blood_pressure_prevalence_text/en/) ; ESC/ESH : 2018 ESC/ESH Guidelines for the management of arterial hypertension ; Inserm (www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/hypertension-arterielle-hta) ; Société Française de Cardiologie (www.cardio-online.fr/Actualites/A-la-une/recommandations-esc-2018-hypertension-arterielle ) ; The Lancet (www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(16)31919-5/fulltext) ; American Heart Association (www.heart.org/en/health-topics/high-blood-pressure/the-facts-about-high-blood-pressure  ; https://www.heart.org/-/media/data-import/downloadables/pe-abh-what-is-metabolic-syndrome-ucm_300322.pdf?la=en&hash=35F957FCC22777C16BB09FDE7DEBF2C57FB10E69 ).

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