Surpoids / Obésité

Surpoids / Obésité

Le surpoids et l’obésité constituent un problème sanitaire majeur, touchant l’ensemble des pays industrialisés.
La surcharge pondérale est associée au développement de nombreuses pathologies, notamment certains troubles cardiovasculaires et cancers.
La prise en charge, qu’elle soit thérapeutique ou préventive, nécessite une forte sensibilisation et une implication au long cours des patients, pour modifier durablement le mode de vie.

 

Gras ennemi

Le surpoids et l’obésité sont définis comme « une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé ». Chez l’adulte, la classification repose sur le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC), correspondant au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2. Si l’IMC est compris entre 25,0 et 29,9 kg/m², on parle de surpoids. Au-dessus de 30kg/m², on parle d’obésité.
À souligner : pour les enfants, l’IMC n’est pas pertinent. Il est préférable de se référer à la courbe de corpulence en fonction de l’âge.

 

Un monde en surcharge pondérale

On parle aujourd’hui d’épidémie de surpoids et d’obésité à l’échelle mondiale.
En France, ce sont 66,9% des hommes et 52,2% des femmes qui sont concernés par un surpoids, et respectivement 22% et 21,1% par l’obésité. Des chiffres qui passent à 72,7% (35,5% d’obésité) et 63,2 % (37% d’obésité) aux États-Unis.
Les jeunes sont également touchés, puisque 18% des 5-19 ans sont en surcharge pondérale à travers le monde et 30% en France, dont 8,1% d’obèses.

 

Chiffres clés

Surpoids

1,9

milliard d’adultes en surpoids (39% de la population).
Le nombre de cas a en effet presque triplé depuis 1975.

Obésité

650

millions d’obèses, parmi les 1,9 milliard d’adultes en surpoids.

La rançon de la sédentarité

La surcharge pondérale est directement liée à un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et celles dépensées au quotidien. Un hiatus accentué par un phénomène de sédentarisation associant consommation fréquente d’aliments très caloriques (gras ou sucrés) et faible niveau d’activité physique.
D’autres facteurs de risque sont également identifiés : prédispositions génétiques, prise de médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs, antiépileptiques…), troubles du comportement alimentaire (grignotages, boulimie…), détresse psychologique, habitudes de vie familiale, consommation d’alcool, etc.

 

Comorbidités multiples

Le surpoids et l’obésité diminuent la qualité de vie et participent au développement de nombreuses pathologies chroniques : diabète de type 2, troubles cardiovasculaires, atteintes musculo-squelettiques, certains cancers… Les troubles de la ventilation et les apnées du sommeil sont également fréquents et le risque de contracter des maladies non transmissibles accru.
Chez l’enfant, l’obésité est associée à un risque de difficultés respiratoires, de fractures, d’hypertension artérielle, de résistance à l’insuline et de problèmes psychologiques.
Au-delà des complications physiques, l’obésité peut également être source de problèmes psychologiques liés à une estime de soi altérée.

 

Gérer la surcharge pondérale

L’objectif des traitements n’est pas d’atteindre à tout prix un IMC normal, mais de perdre durablement du poids afin de réduire les risques de complications. Une bonne prise en charge demande un accompagnement par des professionnels de santé et la structuration d’un plan adapté à chaque situation, intégrant a minima des conseils alimentaires et de l’activité physique.
Un traitement pharmacologique peut être évoqué après stabilisation du poids ou, inversement, une incapacité à en perdre.

 

Privilégier la prévention

La prévention est le meilleur moyen de lutter contre le surpoids et l’obésité. L’éducation et la sensibilisation doivent mener à une alimentation équilibrée et variée, répartie sur trois vrais repas au cours de la journée (pas de grignotage).
La pratique d’une activité physique régulière permet quant à elle de réguler les réserves d’énergie en augmentant l’utilisation des graisses, mais aussi de restreindre le temps passé devant les écrans.

Sources : HAS #1, HAS #2, AMELI, OMS #1, OMS #2