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Prise en charge de la ménopause : quelles sont les solutions possibles ?

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Publié le 29/05/2026

La ménopause concerne aujourd’hui plus de 17 millions de femmes en France. Chaque année, environ 500 000 femmes entrent dans cette période de transition hormonale. Près de 87% d’entre elles présentent au moins un symptôme. Pourtant, une majorité ne suit aucun traitement ménopause. Quelles sont les solutions disponibles ? Comment soulager les troubles associés à la périménopause et à la ménopause ? 

La transition ménopausique : qu’est-ce que c’est ?

La périménopause correspond à la phase de transition précédant l’arrêt définitif des règles. Les cycles deviennent irréguliers. Les taux hormonaux fluctuent fortement. Des bouffées de chaleur ou des troubles du sommeil peuvent déjà apparaître. 

La ménopause est confirmée après douze mois consécutifs sans menstruation. À ce stade, la production ovarienne d’œstrogènes diminue durablement. 

La baisse des œstrogènes agit sur plusieurs systèmes : 

  • Le centre de régulation thermique, expliquant les bouffées de chaleur ; 
  • Les neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur, comme la sérotonine ; 
  • Le métabolisme osseux, avec une accélération de la perte de densité minérale ; 
  • Le métabolisme lipidique et cardiovasculaire.  La ménopause n’affecte donc pas uniquement le cycle menstruel. Elle modifie des équilibres biologiques plus larges. 

Pourquoi les symptômes varient-ils d’une femme à l’autre ?

Toutes les femmes ne vivent pas la ménopause de la même manière. Les symptômes rapportés ne sont pas systématiques ni uniformes. Plusieurs facteurs interviennent : 

  • Le terrain génétique ; 
  • L’indice de masse corporelle ; 
  • Le niveau d’activité physique ; 
  • Le contexte professionnel et psychosocial ; 
  • Les antécédents médicaux comme une hyperoestrogénie.  Cette variabilité explique pourquoi le traitement lié à la ménopause ne peut pas être uniforme. 

La ménopause et les solutions hormonales

Le traitement hormonal de la ménopause (THM) constitue la référence médicale lorsque les symptômes sont invalidants. Le THM est proposé en cas de symptômes climatériques sévères, notamment : 

  • Bouffées de chaleur fréquentes et intenses ; 
  • Sueurs nocturnes perturbant le sommeil ; 
  • Altération marquée de la qualité de vie.  Les recommandations soulignent l’importance d’une initiation dans une « fenêtre thérapeutique » : idéalement avant 60 ans ou dans les dix années suivant le début de la ménopause
Les modalités du traitement hormonal 

Au niveau de l’utérus, une association œstrogènes-progestatif est nécessaire afin de protéger l’endomètre. En cas d’hystérectomie, les œstrogènes seuls peuvent être prescrits. 

Plusieurs voies d’administration existent : 

  • Orale. 
  • Transdermique (patch ou gel).  La voie transdermique est généralement associée à un risque thromboembolique plus faible que la voie orale. 
Les effets du THM 

Le THM permet : 

  • Une réduction significative des bouffées de chaleur ; 
  • Une amélioration du sommeil
  • Une prévention de la perte osseuse post-ménopausique.
Les risques et les contre-indications 

Le traitement hormonal de la ménopause n’est pas indiqué dans toutes les situations. Les principales contre-indications incluent : 

  • Des antécédents ou un cancer du sein évolutif ; 
  • Des antécédents thromboemboliques ; 
  • Une maladie hépatique sévère.  Une réévaluation annuelle est recommandée afin d’adapter la stratégie. 

Les autres options médicales non hormonales

Certaines femmes ne souhaitent pas ou ne peuvent pas recevoir un traitement hormonal. 

Les solutions médicamenteuses ciblées 

Des antidépresseurs à faible dose (ISRS), la gabapentine ou la clonidine peuvent être prescrits dans certaines situations pour atténuer les bouffées de chaleur. Leur efficacité reste modérée et variable selon les profils. 

Les traitements locaux à base d’œstrogènes  

Au-delà des bouffées de chaleur, la diminution des œstrogènes entraîne des modifications locales : 

  • Sécheresse vaginale ; 
  • Sensations de brûlure ; 
  • Dyspareunie ; 
  • Infections urinaires récidivantes.  Ces symptômes peuvent altérer durablement la qualité de vie. 

Les œstrogènes locaux, sous forme de crème ou d’ovules, contribuent alors à : 

  • Une amélioration de la trophicité vaginale ; 
  • Une réduction des symptômes urinaires.  Leur absorption systémique est faible. Ils peuvent être utilisés indépendamment d’un traitement hormonal général. Des alternatives non hormonales (lubrifiants, hydratants vaginaux) peuvent également être proposées dans les formes légères. 
Les solutions non hormonales : quelle place réelle ?

Les solutions non hormonales : quelle place réelle ?

Dans le traitement de la ménopause, le recours aux hormones n’est pas systématique. En France, près de 9 femmes ménopausées sur 10 ne suivent aucun traitement hormonal. Plusieurs raisons expliquent ce choix : méconnaissance du sujet, crainte des effets indésirables, contre-indications médicales, symptômes jugés modérés ou volonté de privilégier une approche différente. 


L’hygiène de vie : un socle parfois sous-estimé 


Avant d’évoquer tout traitement ménopause, il est utile d’évaluer les facteurs modifiables. 


L’activité physique régulière améliore la régulation thermique, la qualité du sommeil et la santé osseuse. Elle contribue également à limiter la prise de poids abdominale souvent observée après la ménopause. 


L’alimentation joue un rôle structurant. Un apport suffisant en protéines soutient la masse musculaire. Les fibres participent à l’équilibre métabolique. Les apports en calcium et vitamine D doivent être évalués, notamment chez les personnes dont la santé osseuse peut être affectée.  


La gestion du stress n’est pas secondaire. La fluctuation hormonale agit sur les neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur. Un contexte anxieux peut amplifier la perception des symptômes. 


Ces mesures ne remplacent pas un traitement lorsque celui-ci est indiqué, mais elles conditionnent son efficacité globale. 

Les actifs d’origine végétale : que sait-on réellement ?

Les solutions non hormonales incluent des approches à base d’actifs végétaux. Leur objectif n’est pas de compenser la carence hormonale, mais d’agir sur certains mécanismes associés. 

Chez Valbiotis, nous avons développé une formule synergique, avec l’association de 7 actifs : 

  • Le safran breveté Affron®, qui contribue à maintenir une humeur positive et à l’équilibre émotionnel ; 
  • Le pollen, qui contribue à réduire les bouffées de chaleur ; 
  • Les vitamines du groupe B (B6, B9 (Quatrefolic®) et B12), impliquées dans le métabolisme énergétique et la réduction de la fatigue ; 
  • La vitamine D, qui contribue au maintien d’une ossature normale.
Valbiotis Plus® Ménopause & Périménopause, une approche complémentaire

Valbiotis Plus® Ménopause & Périménopause, une approche complémentaire

Valbiotis Plus® Ménopause & Périménopause est formulée sans hormones et sans phyto-œstrogènes. Elle peut être envisagée comme une option complémentaire pouvant s’intégrer dans une stratégie globale, même en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant, sous réserve d’un avis médical. 

Ménopause : comment choisir la solution adaptée ?

La décision du traitement à suivre ne repose pas uniquement sur l’intensité des symptômes de la ménopause. Elle repose sur un arbitrage, qui doit être réalisé par un professionnel de santé. 

Parler de vos symptômes à un professionnel de santé 

Pour prescrire le traitement le plus adapté, le professionnel de santé doit évaluer le type et la sévérité de vos symptômes liés à la ménopause : 

  • Symptômes légers à modérés : bouffées occasionnelles, fatigue fluctuante, irritabilité transitoire. 
  • Symptômes sévères : troubles du sommeil majeurs, altération professionnelle, retentissement psychologique important. 
Adopter une approche adaptée à votre profil médical 

Le choix dépend : 

  • Des antécédents personnels (cancer, pathologie cardiovasculaire) ; 
  • Du risque thromboembolique ; 
  • Du statut osseux ; 
  • De l’âge et du délai depuis la ménopause. 
Accepter une approche combinée 

Il est possible d’associer : 

  • Un THM lorsque cela est indiqué ; 
  • Des mesures hygiéno-diététiques structurées ; 
  • Une solution non hormonale ciblée. 

Cette approche est complémentaire et peut être envisagée sous avis médical. 

THM : dans quel cas est-il prescrit ?

 Toutes les options ne se valent donc pas selon l’intensité des symptômes et le profil de chacun. 

Les solutions possibles à la ménopause : ce qu’il faut retenir

Le traitement de la ménopause ne se résume pas à une opposition entre hormones et solutions naturelles. Les hormones sont souvent prescrites en cas de symptômes sévères. Leur prescription doit être individualisée, encadrée et réévaluée régulièrement. Les solutions non hormonales peuvent être envisagées lorsque les symptômes sont modérés, en cas de contre-indication aux hormones, ou dans une logique d’accompagnement global. 

Références


  1. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/menopause/traitement  

  2. https://www.hug.ch/gynecologie/traitement-hormonal-menopause-thm  

  3. https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/prevention-et-depistages/prevention/traitements-hormonaux/les-traitements-hormonaux-de-la-menopause  

  4. https://recomedicales.fr/recommandations/menopause/  

  5. https://www.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/menopause/traitement-hormonal-substitution.html  

  6. https://www.inserm.fr/dossier/menopause/  

  7. Actif’s Guide AZ 2024 

  8. Campagne MGEN Parlons ménopause  

  9. Trémollieres FA, André G, Letombe B, Barthélemy L, Pichard A, Gelas B, Lopès P. Persistent gap in menopause care 20 years after the WHI: a population-based study of menopause-related symptoms and their management. Maturitas. 2022 Dec;166:58-64. doi: 10.1016/j.maturitas.2022.08.003. Epub 2022 Aug 11. PMID: 36058119  

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